La catastrophe des incendies de l’été 2026 nous touche au plus profond de notre cœur. Une forêt qui brûle emporte à la fois sa biodiversité et les habitations des populations qui y vivent, c’est notre histoire qui disparaît et notre futur qui s’écrit en pointillés.
Par son ampleur, les dégâts physiques causés et ses conséquences sanitaires induites, ce brasier sans précédent se rajoute à la liste des conséquences palpables du changement climatique. Et, par ce qu’elle dit des enjeux de l’adaptation au change ment climatique et de notre incapacité collective (États, institutions, collectivités, entreprises, individus…) à agir et à penser l’avenir, cette catastrophe fait résonner encore plus fort l’incertitude, le découragement et la colère.
L’inquiétude est légitime. Dans son édition de juillet 2026, Carbon Brief alerte sur le niveau des températures atteint cet été à l’échelle mondiale, et sur la forte probabilité qu’il soit à nouveau dépassé en 2027, avec un record à +1,7°C. Est-il nécessaire de rappeler que la limite fixée à 1,5°C dans les Accords de Paris se référait à un objectif à l’horizon 2050 ? Mais ce n’est pas tout, l’Océan lui aussi se dérègle (perturbation des courants océaniques, montée des eaux…), avec des conséquences potentielles, dont l’ampleur, bien que scientifiquement documentée, est inimaginable.
Il apparaît dès lors urgent et légitime de questionner notre niveau de préparation face aux effets inéluctables de ces changements.
« Ça tombe bien », il y a une élection « locale » en 2027…
Le débat, bien plus complexe que de répondre à la question du pour ou contre la climatisation, doit poser les questions essentielles de l’investissement et des ressources nécessaires pour soutenir l’économie, l’entrepreneuriat, la formation et l’éducation.
Il n’y a pas une seule réponse à apporter, mais une variété de paramètres sur lesquels appuyer afin d’influer sur notre destin et orienter à bon escient les capitaux nécessaires. Car une chose est certaine : des investissements colossaux seront nécessaires pour réparer, indemniser et corriger ce qui peut encore l’être.
Loin des dogmatismes politiques et idéologiques, aux côtés des scientifiques et des lanceurs d’alertes, nous devons être volontaires et volontairement optimistes sur notre capacité à relever les défis de l’adaptation climatique.
Dans les territoires, certaines entreprises développent des solutions à ces enjeux, à leur niveau.
Au cœur de nos territoires, à l’instar de Click&Care, engagée dans l’aide et l’accompagnement à domicile, Donecle, spécialiste de l’inspection automatisée des avions par drones ou encore Ouidrop avec sa solution autonome de retrait de courses et colis, des start-ups, des PME et ETI innovent, s’engagent et développent des solutions pour valoriser nos déchets, décarboner nos procédés industriels, et imaginer la résolution de tant d’autres problématiques du monde d’aujourd’hui et de demain.
Cet enjeu d’adaptation est vital, les entreprises qui sauront rendre nos économies plus résilientes seront aussi celles qui créeront les emplois et la valeur de demain. Les investisseurs doivent se saisir de ces thématiques et orienter les capitaux en conséquence. Forts de votre confiance nous nous y employons au quotidien !
Avec mes chaleureux remerciements,
Jean-Philippe Richaud